Biographie de l’auteure
Stéphanie fait ses études secondaires à Rochebelle dans une ville qui n’existe plus depuis la fusion des villes tout autour de Québec – fff, ça fait vieux. Elle fait son anglais enrichi avec monsieur Douglas – même si elle ne comprend rien –, sa chimie et sa physique – au cas où – et option sports – pour fuir le monde des arts et de la musique qui ne sont décidément pas pour elle.
Elle commence son cégep en techniques policières à FX Garneau. Elle envisage de travailler pour la police communautaire en milieu urbain ou de partir dans le Grand Nord – suite à un reportage qu’elle a vu à la télé. Trois ans plus tard, elle termine son DEC en sciences humaines avec maths – vecteurs, machins et blabla. Elle gagne, quelques jours après son anniversaire de vingt ans, une bourse d’études pour apprendre l’anglais et s’envole pour Vancouver où elle doit promettre – euh! – les doigts croisés sous le dictionnaire Harrap’s, de parler seulement anglais durant son séjour – bien oui ! Il me semble.
À l’automne, elle se retrouve à l’Université du Québec à Montréal pour étudier en administration avec l’intention de s’investir auprès de son association étudiante. Six ans plus tard, elle est mariée au VP de son ancienne asso – maximum des points pour son implication, n’est-ce pas ! – avec un BAC en enseignement de l’Université Laval… à Québec.
Elle a la chance d’avoir une classe à temps plein dans le système public et d’y rester un an et demi. Elle peaufine son expérience dans une école privée pendant deux ans, avant de retourner faire des pop-up au public, par la suite. Alors qu’elle observe le milieu scolaire d’un œil de poussin et qu’elle capote sur le principe de la réforme, elle ouvre son ordi portable dans l’intention de jeter ses idées sur une vingtaine de pages Word à propos d’un nouveau concept d’écoles alternatives LEED axées sur l’environnement et tout particulièrement sur l’écologie. Moins de deux ans plus tard, elle flippe son portable avec six romans complétés et un contrat d’édition signé par le Phil Collins des maisons d’édition du Québec, Michel Quintin.
Finalement, Stéphanie invente le personnage de MacFred pour signer sa première série, croyant toujours, aussi fermement qu’en secondaire cinq, que le monde des arts est un des plus grands mystères de la vie – pour elle.
Entendre ici un bruit de freinage – ça c’est la biographie pour son lectorat jeunes adultes.
Maintenant, pour les futures mamans, il faut retourner à l’espace entre le chapitre qui se termine par à l’Université Laval … à Québec et Elle a la chance d’avoir une classe à temps plein, blablabla. Non mais sans blague, Stéphanie n’est pas que ça. Écrire et publier six romans d’environ quatre-cents pages en trois ans, il n’y a rien là. Ça prenait un vrai défi.
Stéphanie est née en avril 1977 à Québec. Avant de terminer son BAC, vingt-six ans plus tard, elle est enceinte. Elle fait ses derniers examens de session avec une bedaine de baleine et accouche, la semaine suivante, de son premier garçon ; un petit Gabriel tout mignon qui a mis les pieds sur terre à la Maison de Naissance Mimosa sous l’œil plein d’étincelles de sa sagefemme. Papa est couché dans le grand lit King avec elle lors de l’événement qui sera, selon elle, sa plus belle histoire d’amour. À peine âgé de quelques semaines, Gabriel et ses parents quittent la région de Québec pour s’arrêter à quelques kilomètres de Montréal afin que papa puisse développer sa carrière et maman, commencer la sienne.
Quand Gabriel aura un an et quatre mois, surprise ! Maman devient enceinte à nouveau et conceptualisera un petit frère, Raphaël. L’accouchement de Ralph se fera en milieu hospitalier sous la forme d’un match de football – moins de deux heures, entre la mise au jeu à la maison et le touchdown à l’hôpital. Les Maisons de naissance ne sont pas accessibles de sa région.
Raphaël et Gabriel verront plusieurs mois se passer durant lesquels maman travaille comme professeur à temps plein et papa travaille… jusqu’à ce qu’il bâtisse la maison familiale de rêve. Grand terrain immense en campagne, deux étages, une galerie de bois qui en fait le tour… et un nouveau petit frère trois mois avant d’emménager dans la nouvelle maison. L’accouchement ici est une fraction d’éternité plus long, quelques heures. Mais pour Stéphanie, qui sait maintenant que « ça se peut accoucher en moins de deux heures », le tictic de l’horloge l’hérisse au plus haut point.
Il n’y a pas encore de comptoirs quand Stéphanie et sa famille s’installent dans la maison. À la fête d’un an du petit dernier, Mikaël, papa et maman font un autre bébé. Le projet de départ est de quatre enfants, un gros chien – arrivé deux mois avant Gabriel, dans l’histoire – deux adultes amoureux pour tenir le rôle de parents, un utilitaire sept places et un support à skis sur le toit. Outre le fait que le support à skis eut été remplacé par un support à bagages, le rêve est réalisé. Les adultes sont toujours aussi amoureux avec papillons au ventre et tout le côté romantique des histoires d’amour mignonnes et attendrissantes.
Bon n’oublions pas que le quatrième est en route. Emmanuel arrivera, exception à la règle, deux semaines avant la date prévue par le médecin. Ses trois frères ayant essuyé un retard de quatre jours chacun. Stéphanie demandera officiellement l’épidurale mais ne réussira pas à la recevoir, pas plus que lors de ses trois autres accouchements par voies bases.
La vie est belle. C’est en parallèle avec sa grossesse d’Emmanuel que Stéphanie écrira le premier tome de la série Duos dont il est fait mention un peu plus tôt dans ce récit biographique humoristique. Stéphanie participe ici, deux ans après son dernier accouchement, au 10km du Marathon Oasis de Montréal. Le Oasis est important dans ce cas, parce qu’elle a bu un deux litres de jus à la fin de sa course, mais bon. On procède au lancement de sa collection et bientôt au premier Salon du livre de MacFred, celui de Montréal. Mais là, retours pénibles à la maison, perte de Cerveau quelque part en route, grande fatigue… Mais que se passe-t-il ? Est-ce possible qu’une autre grossesse sonne encore à la porte de la famille ? Hé bien oui. Surprise, surprise ! Stéphanie ne sait plus trop si c’est la joie ou la fatigue, devant ce qui semble être un éternel recommencement, qui l’emporte. Échographie deux semaines plus tard, hé oui, le calendrier n’était plus scruté depuis des lunes, pour apprendre que ce sera ; une fille. Euh ! Comment ça se fait ?
Bon, nous en sommes toujours à ce stade de l’histoire. Stéphanie a deux livres de publiés, quatre garçons, un gros chien, un amoureux – toujours le même –, une maison, un utilitaire sept places – bien là, une chance quand même – et un porte-bagages sur le toit. D’ici les prochains neuf mois, fin de l’année 2012, il lui reste quatre livres à publier, une petite filles à avoir et un projet – possiblement remis – de déménagement pour habiter Montréal sur semaine et revenir se la couler douce à sa maison de campagne les week-ends. Le défi ne s’arrête pas là, elle poursuit son projet d’écriture de sa nouvelle série « jeunes adultes », ses huit contes pour enfants et son bébé ; le Journal de Future Maman.







