Journal d’une future maman – Test d’ovulation

1er mai
Leçon #1 : Comment calculer sa date d’ovulation.

L’ovulation survient généralement au quatorzième jour du cycle menstruel standard et se traduit par la libération de l’ovocyte par l’ovaire. Le cycle menstruel normal est de vingt-huit jours.

Moi, au téléphone avec ma sœur :

— Euh ! Tu comprends quelque chose à ce que je viens de te lire, toi ?

Frédérique : C’est assez simple, non ?

— Bien, pas tant que ça. Sinon, je ne t’appellerais pas.

— Bon, tu as noté les différentes dates de tes premiers jours de menstruation quelque part ?

Moi : Dans mon agenda, oui.

— Bon, tu vas calculer le nombre de jours entre chaque « premier jour des règles ». Fais attention, il y a des mois de 28-30 et 31 jours. Donc, tu dois ajuster tes calculs.

— Nian, nian, nian. Ok.

— Ensuite, tu dégages une moyenne. Si ton cycle est de 27-28 ou 29 jours, considère que tu as un cycle normal. Alors, tu vas connaître ta date d’ovulation en ajoutant quatorze jours à la journée de début de tes règles. Exemple, pour le 1er mai, tu ajoutes quatorze, on est à la mi-mai. C’est quand ta dernière date ?

— 18 avril.

— Bon, plus quatorze jours, ça donne… demain. Tu peux donc assumer qu’aujourd’hui, demain et après-demain sont les meilleurs jours, ce mois-ci, pour devenir enceinte.

 

Panique.

— Ok. Bon. Bien merci. C’est cool… Euh, si jamais je n’ai pas de cycle régulier ?

Frédérique : Si ton cycle est plus court, disons vingt et un jours, tu ovules plutôt une semaine après le début de tes règles. Si ton cycle est long, je sais pas mois, cinq semaines au lieu de quatre, donc environ trente-cinq jours, tu ovules plutôt trois semaines après le premier jour de tes règles. En fait, c’est simple : prévois que tu ovules deux semaines avant le premier jour de tes règles, si c’est plus facile pour toi de le calculer de cette façon-là. Et sans blague, il y a des calculatrices sur le web qui peuvent faire le travail pour toi. Promène-toi sur les sites. C’est vraiment pas compliqué. Oh, et là, je dois te laisser, mais il y a des méthodes comme à l’aide d’un thermomètre pour identifier ta période d’ovulation. Et même des tests, genre, les tests de grossesse mais pour l’ovulation. Bon, je te laisse. Bye.

Quoi ? Je dois prendre ma température !

Suite de la leçon #1

Il se pourrait que vous reconnaissiez certains symptômes dans votre corps, qui vous permettent d’identifier le moment de votre ovulation : seins plus durs, petit pincement lors de la libération de l’œuf, écoulement de la glaire cervicale – un liquide incolore et inodore – ou, plus rarement, un spotting. Vous pourrez vous assurer du moment de l’ovulation à l’aide de votre courbe de température ou des tests d’ovulation vendus en pharmacie.

— Excuse-moi, c’est encore moi !

Frédérique : Non, ça va. J’ai réglé le problème, j’ai un peu de temps. Tu veux savoir comment on prend sa température ?

— Euh, je n’y avais pas encore pensé.

Elle rit.

— Tu imagines que c’est comment ?

Moi : Bien, par voie vaginale ?

— Non. C’est par la bouche. Comme d’habitude.

Elle rit encore.

Moi, exaspérée : Bon, c’est beau ! Et j’observe quoi ?

— Bon, tu commences à prendre ta température le premier jour de tes règles, disons, à 6h30. À quelle heure tu te lèves ?

— Bien, disons, 6h30 – 6h30, c’est affreux, se lever à cette heure-là.

— Tu la prends à la même heure à tous les jours. Avant ton verre d’eau ou n’importe quoi d’autre. Avant de te lever si tu peux. Tu notes la température et tu observes ta courbe qui va se créer de jour en jour.

— Euh ?

— Ta courbe devrait être assez stable pendant dix ou douze jours, suivant le début de tes règles. Ensuite, tu vas avoir une baisse de température. C’est le moment où l’ovulation se prépare. La journée où ta température sera la plus basse, c’est là que l’œuf est libéré. Ensuite, ta température va remonter. Si tu es enceinte, elle va demeurer un peu au-dessus de ta température au départ de ta courbe. Sinon, elle va aller rejoindre son point de départ et tu vas recommencer une courbe semblable pour un autre cycle.

— Ha ! C’est simple. Et ça va varier de combien de degrés ?

— Ça peut jouer de virgule deux degrés et au total, entre le point le plus bas et le plus haut, de presque un degré. Si jamais tu as une grippe ou un virus, tu vas le voir venir aussi. Ah et dernière chose, il y a une croyance populaire qui dit que pour avoir une fille, il faut avoir une relation sexuelle « non protégée » – elle rit un peu – un ou deux jours avant l’ovulation. Pour un garçon, la journée même ou un jour après. Penses-y. Bye.

2 mai

J’observe. Je prends ma température, attends un signal venant de mon ovaire gauche ou droit, regarde si j’ai un liquide inodore et incolore, style blanc d’œuf, qui teinte ma culotte, touche régulièrement mes seins, discrètement quand même et observe encore ma culotte pour identifier si j’ai des gouttelettes de sang… Rien, aujourd’hui. Je vais essayer à nouveau demain.

3 mai

À supposer que j’identifie clairement que c’est le moment où mon ovocyte est éjecté des ovaires, catapulté dans les trompes et qu’il atterrit dans l’utérus, je fais quoi ?

4 mai

Fiou. La température remonte. J’ai une courbe de température ! Non, c’est parce que ça prend un début, quand même.

5 mai

J’ai, comme, envie de dire à tout le monde que j’ai une courbe de température. J’ai hâte de voir quand je vais être certaine de ma date d’ovulation. Je vais le crier sur tous les toits. Drôle d’expression, non ? Comme si j’allais me balader sur les toitures de Montréal pour annoncer la nouvelle à tout le monde. Vaut mieux que je l’écrive sur Facebook, au pire. Est-ce qu’il y a un statu « ovule » ou « pense devenir enceinte » ou « pré-enceinte » ? Euh, non ! Est-ce que je viens de penser « pré-enceinte » ? Hooouuu !

 

6 mai

Je fais dodo chez ma sœur pour être présente pour la routine du matin.

7 mai

Cinquième journée de stage

Ça y est. On vient de manquer l’autobus scolaire. J’ai voulu préparer un super déjeuner aux enfants et, bien, c’était trop long. Ma sœur avait dit de m’en tenir aux bols de céréales. Moi, je me disais que des petits cocos et des rôties, ce serait bon pour les aider à stimuler leur cerveau. Bien, stimule avec ta spatule, parce que les enfants ne sont pas partis pour l’école, avec tout ça. Frédérique garde son calme :

— Bon, on va passer en mode « transport scolaire ». Les grands, vous préparez vos choses : boite à lunch, glaces, sac d’école, souliers, veste-kangourou et casquette. Ensuite, vous m’aidez à préparer les petits. Trouvez leurs vêtements. Ok, on brosse les dents et les cheveux. Moi je vais vous mettre votre crème solaire. Débarbouillette, tout le monde, avant la crème solaire. Super.

— Je fais quoi, moi ?

— Ça. Tu t’occupes de la petite.

— Est-ce que je viens avec vous ?

— Qu’est-ce que tu préfères ?

— Euh !

— Ok. Change sa couche. Mets-lui la petite robe bleue et rouge et sa veste à capuchon. Au cas où, prépare un biberon d’eau aussi. Ici, la crème solaire. Oui vous pouvez aller dans le camion. On s’assoit et on s’attache. Pas de course dehors, pas de bousculade dans l’auto. On reste calme. On place les sacs d’école au pied du banc de bébé parce que matante Victoria va s’asseoir en avant. Oui, j’ai déverrouillé. Les grands, Félix et Xavier, vous vérifiez que les petits sont bien attachés. Bon, est-ce que ça vient pour mademoiselle Clémentine ? Attends, je te donne un coup de main. C’est bon. Passe-moi la coquille. Ok. Voilà, ma belle. On est prêts à partir. Victoria, tu n’as pas le temps de te brosser les cheveux, prends ma casquette au pire. Ok, on part. Tu as le biberon d’eau ?

Je suis dans le camion de ma sœur. Je suis dans le camion de ma sœur ainsi que tous les enfants…

— Bon, maman n’a pas eu le temps de téléphoner au secrétariat pour dire que vous étiez en retard. En entrant, aller voir la secrétaire et dites-lui un beau bonjour et excusez vous de votre retard sans donner de détails. Vous prenez l’autobus pour revenir à la maison. Mmmm – elle fait une collade à Xavier –, je t’aime aussi, Capitaine Crochet. Bonne journée et je veux un bon comportement aujourd’hui.

Moins deux. Nous arrivons à la garderie. Bon, je ne reviendrais pas sur la routine du matin de la garderie * voir 16 avril*, ajouter que Frédérique mentionne qu’elle a badigeonné ses enfants de crème solaire et c’est un peu le même échange avec l’éducatrice.

Moins deux, plus deux il y a vingt minutes, égale moins quatre. Bon, ce n’est pas la phrase mathématique idéale, mais… il nous reste seulement un enfant. Ok. Je prépare le café. La petite s’amuse dans son lit au salon. Ma sœur a baissé l’étage qui soutient le matelas pour que Clémentine puisse l’utiliser comme un parc de jeu. Je pose mes fesses sur le divan et je tombe immédiatement dans la lune. Frédérique a gagné son poste de garde : l’évier. Elle rince les assiettes, les verres, les poêlons, les ustensiles, met tout ça au lave-vaisselle. Elle nettoie les biberons. Fait bouillir de l’eau. Elle verse les cafés dans les tasses en ajoutant du chocolat en poudre dans nos deux récipients. Elle passe un linge pour nettoyer les surfaces de la cuisine : comptoirs, portes d’armoire, dessus du four, table et viens s’asseoir avec moi. Je me sens tellement poche d’avoir engendré tout ce branle-bas de combat inutile. Ma sœur me rassure et me dit que ça lui arrive aussi. Que la routine est un élément-clé essentiel à la survie des familles. Que je ne dois pas m’inquiéter et que ça ne me fera pas couler mon stage pour autant. Je me sens poche quand même. Frédérique enchaîne sur la fête de mon filleul, Félix, qui se trouve à être le lendemain. Mon plan est toujours de l’amener au resto ce soir, pour célébrer son anniversaire et de lui donner son cadeau : une session de cours de planche à neige. Son frère Xavier recevra le même cadeau de sa marraine et ils pourront faire leurs cours ensemble. Félix capote sur Seb Toots. Et comme Seb Toots a commencé à faire de la planche à neuf, on est dans les temps. Je pense lui offrir des stretchs pour les oreilles à Noël. Non, ok, c’est une blague. Même si je sais que ma sœur aime beaucoup ça, mon filleul n’a pas tout-à-fait ce genre. Il fait beau. On sort dehors. Frédérique drape la petite contre elle, sort le chien et on va se promener à travers les champs, derrière chez elle. Je lui parle de ma courbe de température. Elle me demande :

— Ok. C’est bien beau. Mais as-tu vraiment l’intention de devenir enceinte ?

— Euh !

— J’aime beaucoup passer du temps avec toi. Ça me fait beaucoup de bien. Mais j’ai plus l’impression de te faire peur, avec ma grosse famille, que de te donner le goût d’avoir des enfants. Tu sais, il faut vraiment que tu essayes de visualiser que ça ne te tombera pas dessus tout d’un coup. Tu vas vivre ta grossesse, tu vas avoir le temps de prendre soin de toi, de remplir ta bibliothèque de livres, au condo, et de trouver les meubles et les choses que tu voudras acheter. Mais tu sais que je vais avoir plein de choses inutiles ici, déjà, dans plus de neuf mois ?

— Oui. Je crois.

— Je vais te donner un coup de main pour que tu apprennes à utiliser tout ça. On ira dans des boutiques à prix avantageux, c’est moins mignon que la petite boutique à laquelle tu as acheté le bavoir du bébé – elle regarde sa fille quelques secondes – mais tu vas avoir des choses de base pas trop dispendieuses. Et la vendeuse avait raison, tu vas voir tes besoins au fur et à mesure et là, on ira y refaire un tour pour « monter ton trousseau », comme tu dis. Que tu ais un garçon ou une fille, tu ne manqueras de rien, côté vêtements. Mes biberons en silicone vont être encore bons pour toi. Tu vas pouvoir acheter de jolis cadres et prendre des photos avec des professionnels au lieu de t’équiper dans les affaires utilitaires. On ira au Salon de la maternité ensemble, si tu veux. Bref, tu vas avoir de l’aide. Après l’accouchement aussi, je suis prête à aller te donner un coup de main.

Moi : Bien, t’as eu personne pour t’aider toi !

— J’étais la plus vieille. Et ça s’est bien passé, tu sais ?

— Toi, tu es bonne dans tout !

— Oh que non. Tu crois que je ne perds jamais les pédales avec les enfants ?

Souper avec mon filleul réussi. J’ai adoré ce moment, en tête-à-tête avec ce grand garçon de dix ans. Félix m’a parlé de plein de choses et à propos de plein de sujets. Je me suis imaginée que c’était le mien, mon fils. Bon, je sais qu’il y a beaucoup de travail entre la-mise-au-monde et l’atteinte-de-l’âge-de-dix-ans, mais ça va venir, non ?

14 mai

Sixième journée de stage

Fête des Mères, passée. C’était peut-être ma dernière non-fête des Mères. Je dis à ma sœur de me laisser toute seule avec la petite mais de ne pas oublier d’apporter mon cellulaire, au cas où j’ai besoin de l’appeler. Frédérique va faire des commissions, son épicerie et prendre un café en lisant un bon livre sans-aucun-lien-avec-les-enfants. Je m’en sors. Je change les couches une à la fois. Pas de tragédie, jusqu’à maintenant. Je donne le lait et les purées préparées, termine par les céréales avec la petite compote. Ma nièce est toujours en vie et heureuse. On va prendre une marche avec la poussette. Elle s’endort. Je réussis le transfère poussette-lit sans la réveiller. Elle est partie pour son dodo de l’après-midi. Ma sœur revient à la maison, une quinzaine de minutes avant que l’autobus scolaire commence son déversement d’enfants, dont Félix et Xavier. Elle range son épicerie silencieusement. Elle fait les devoirs sur la table extérieure, avec ses deux grands. Les devoirs terminés, elle embarque toute sa famille dans le camion, dont Clémentine qui vient de prendre un lait pour chasser son air maussade de réveil. Frédérique va chercher ses deux enfants à la garderie. Elle prépare son souper avec le sourire. Elle m’invite à rester. Je repars à 19h00. Les bains sont donnés, les enfants sont calmement installés au salon avec leur papa, Nicolas, et écoutent une émission éducative. Ma sœur me tient dans ses bras et me félicite. J’ai réussi la première partie de mon stage. Elle me donne congé pour la semaine suivante. Il y aura un marche-thon pour ramasser des sous pour l’école et elle y sera présente avec la petite.

28 mai

Septième journée de stage

Mes règles sont passées. La boite de petits ballons « sans latex » s’est vidée. Je crois que je suis dans ma période d’ovulation et je suis calme, vu les circonstances et les conséquences possibles du rythme agréable de nos relations, à Olivier et moi, au lit. C’est un peu étrange mais j’ai l’impression qu’on fait l’amour « convenablement ». C’est moins féroce, c’est comme si le petit train d’amis qui part de mon homme et qui vise le terminal de mon système reproductif, doit être protégé. On y va donc plus doucement. Et c’est tellement plaisant. Bon. Ma sœur rit de cette petite tranche de vie et se bouche les oreilles en faisant un « la-la-la-la-la » pour ne pas entendre la suite. C’est une magnifique journée d’été. La piscine, chez Frédérique, ronronne joyeusement et fait chauffer son eau par les forts rayons de soleil qui lui tapent dessus. C’est relaxe. La petite gazouille en répondant aux oiseaux. On a sorti son parc de jeu sur la terrasse qui est maintenant recouverte des belles toiles estivales Ikea achetées par ma sœur. On est à la limite de sentir l’odeur de la Sangria dans l’air. Mais je suis en mode « reproduction potentielle » alors je me contente d’un soupir mi heureux, mi résigné.

Frédérique : Tu sais, hein, que ce n’est pas parce que vous commencez à vous « essayer » que ça va nécessairement marcher tout de suite ?

— Bien, je suppose.

— La moyenne est d’un an. Et plus tu es zen, plus les ovules ont de chances d’être fécondables. Je ne sais pas trop la différence entre un ovule de qualité et un qui est difficilement fécondable, mais le stress incite la sécrétion d’hormones qui nuisent à l’ovulation. Mais si ni ton homme, ni toi n’avez eu d’opérations ou de maladies graves, il ne devrait pas y avoir de problèmes. Aussi, toi tu es encore dans le temps parfait pour concevoir un enfant. À partir de trente-cinq ans, les statistiques disent que la reproduction devient moins facile. Les deux systèmes reproducteurs, le masculin et le féminin, perdent de leur fertilité. Mais tu as un cycle régulier, non ?

— Oui.

— Bon. Ça aussi ça peut aider. Et la durée de ton cycle se situe entre vingt-huit et trente-deux jours ?

— Oui.

— Bon, bien laisse-toi du temps et prends la vie du meilleur côté possible. Essaye d’éliminer le plus de sources de stress que tu peux, dans ta vie, et ça devrait bien fonctionner.

31 mai

Je suis zen. Je fais des exercices de yoga avec un super dvd. Je m’inquiète un peu de ne pas avoir les postions parfaites, par contre. Oh non, pas de stress, pas de stress. Ffff. Ffff. Ffff.

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